17.08.2008

Michel Strogoff

 

 

Bienvenue sur ce blog,
pour lire et pour jouer .

Pour d'autres lectures, vous pouvez voir aussi :

(Grands voyages, aventures...)
http://gerardsoncarrieu2.hautetfort.com/

(LA BIBLE avec Gustave Doré)
http://gerardsoncarrieu3.hautetfort.com/

(Jacques BAUMEL, biographie)
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(La Nouvelle-France)
http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/

Maintenant, place au théâtre !

Pour lire et pour jouer

D’après Jules Verne (roman et pièce de théâtre)
Dessins de J. Férat, éd. Hetzel .

 

MICHEL STROGOFF

Des récitants (Any, Bob, Léa) disent les résumés qui introduisent et relient les scènes . Les images donnent des idées pour les déguisements.

 

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"Va donc, Michel Strogoff..."


BOB . - A Moscou, c'est la fête au Palais-Neuf .
LÉA . - Mais le czar n'y assiste pas, car il est inquiet.
ANY . - A des milliers de kilomètres de la capitale, les Tartares ont franchi la frontière de la Sibérie.
BOB . - Ils menacent la ville d'Irkoustk, que défend le frère du czar, le Grand-Duc.
ANY . - Or le czar vient d'apprendre qu'un traître se propose de collaborer avec leurs ennemis .
BOB . - Comment prévenir le grand-duc ?
LÉA . - Le czar va charger de cette mission un jeune homme, remarquable par son sang-froid, son intelligence et son courage

 

Scène 1 - LE CZAR, MICHEL STROGOFF

LE CZAR. - Ton nom?
STROGOFF, au garde-à-vous. - Michel Strogoff, Sire.
LE CZAR. - Ton grade?
STROGOFF. - Capitaine au corps des courriers du czar.
LE CZAR. - Tu connais la Sibérie?
STROGOFF. - Je suis Sibérien.
LE CZAR. - Tu es né?...
STROGOFF. - A Omsk.
LE CZAR. - As-tu des parents à Omsk?
STROGOFF. - Oui, Sire.
LE CZAR. - Quels parents ?
STROGOFF. - Ma vieille mère.
LE CZAR, montrant une lettre qu'il tient à la main. - Voici une lettre que je te charge, toi, Michel Strogoff, de remettre en main propre au Grand-Duc et à nul autre que lui.
STROGOFF. - Je la remettrai, Sire.
LE CZAR. - Le Grand-Duc est à Irkoutsk.
STROGOFF. - J'irai à Irkoutsk.
LE CZAR. - Mais il faut traverser un pays soulevé par les rebelles, envahi par des Tartares, qui auront intérêt à inter-cepter cette lettre.
STROGOFF. - Je le traverserai.
LE CZAR. - Tu te défieras surtout d'un traître, Ivan Ogareff, qui se rencontrera peut-être sur ta route.
STROGOFF. - Je m'en défierai.
LE CZAR. - Passeras-tu par Omsk?
STROGOFF. - C'est mon chemin, Sire.
LE CZAR. - Si tu vois ta mère, tu risques d'être reconnu. Il ne faut pas que tu voies ta mère.
STROGOFF, marquant hésitation.- Je ne la verrai pas.
LE CZAR. - Jure-moi que rien ne pourra te faire avouer ni qui tu es ni où tu vas!
STROGOFF. - Je le jure.
LE CZAR, en remettant le pli au jeune courrier. - Michel Strogoff, prends donc cette lettre, de laquelle dépend le salut de toute la Sibérie et peut-être la vie du Grand-Duc mon frère.
STROGOFF. - Cette lettre sera remise à Son Altesse le Grand-Duc.
LE CZAR. - Ainsi tu passeras quand même?
STROGOFF. - Je passerai, ou l'on me tuera.
LE CZAR. - J'ai besoin que tu vives!
STROGOFF. - Je vivrai et je passerai.
LEC ZAR. - Va donc, Michel Strogoff, va pour Dieu, pour la Russie, pour mon frère et pour moi.




Scène 2 - NADIA FÉDOR, MICHEL STROGOFF, LE MAÎTRE
DE POSTE, UN INCONNU .

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Ils vont voyager ensemble...

 

LÉA . - A Nijni-Novgorod, où s'arrête la voie ferrée, Michel Strogoff offre son aide à une jeune fille désemparée.
BOB. - Elle s'appelle Nadia Fédor .
ANY . - Elle aussi se rend à Irkoutsk, pour y rejoindre son père . Ils vont voyager ensemble.
LÉA . - Ils descendent en bateau la Volga, ils louent un tarentass pour franchir les montagnes...
ANY . - Un tarentass, c'est une voiture tirée par des chevaux...
BOB . - Ils surmontent mille difficultés : roue du tarentass cassée, orage épouvantable, attaque d’un ours... Mais ils s’en sortent .
LÉA . - Dans un relais de poste, ils viennent de changer d’attelage lorsque l’arrivée d’un inconnu provoque un grave incident .

L'INCONNU, à tournure militaire, le sabre au côté, un fouet à la main - Maître de poste, des chevaux.
MAITRE DE POSTE, en s’inclinant. - Je n'ai plus de chevaux.
L'INCONNU. - Quels sont donc ces chevaux qui viennent d'être attelés au tarentass que j'ai vu à la porte du relais?
MAITRE DE POSTE, montrant M.Sirogoff.- Ils appartiennent à ce voyageur.
L'INCONNU. - Qu'on les dételle!...
STROGOFF. - Ces chevaux sont retenus par moi.
L' INCONNU. - Peu m'importe! Il me les faut. Allons! Vivement! Je n'ai pas de temps à perdre.
STROGOFF. - Je n'ai pas de temps à perdre non plus.
L'INCONNU, à M. Strogoff. - Assez! Au maître de poste, avec un geste de menace. - Qu'on dételle ce tarentass, et que les chevaux soient mis à ma berline.
M. STROGOFF. - Mes chevaux resteront à ma voiture.
L'INCONNU. - Tu ne veux pas me céder tes chevaux?
STROGOFF. - Non.

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"Défends-toi, carje ne te ménagerai pas !"


L'INCONNU, tirant son sabre du fourreau. - Eh bien, ils seront à celui de nous deux qui va pouvoir repartir! Défends-toi, car je ne te ménagerai pas.
STROGOFF, croisant ses bras sur sa poitrlne.- Je ne me battrai pas.
L'INCONNU. - Tu ne te battras pas?
STROGOFF. - Non.
L’INCONNU, frappant M. Strogoff à l’épaule avec le manche de son fouet : Même après ceci?
STROGOFF, regardant le voyageur les yeux dans les yeux . - Non.
Sous l’insulte, ses mains se lèvent toutes ouvertes, comme pour broyer le brutal personnage .

BOB . - Par un suprême effort, Michel Strogoff parvient à se maîtriser .
ANY. - Un duel pourrait lui faire manquer sa mission .
LÉA . - Le lendemain, Michel et Nadia reprennent la route.
BOB . - Hélas! ils sont attaqués par les Tartares qui enlèvent Nadia .
ANY . - Michel Strogoff arrive seul à Omsk . Il y rencontre sa mère mais il fait semblant de ne pas la reconnaître.
BOB . - C'est alors qu'un homme aborde la vieille dame.
ANY . - Cet homme, c’est l’inconnu du relais de poste, c’est l’ignoble traître qui s’appelle IVAN OGAREFF.



Scène 3. - IVAN OCAREFF, suivi de quelques soldats, MARFA

IVAN. à Marfa, d'une voix rude. - Ton nom?
MARFA. - Marfa Strogoff.
IVAN . - Tu as un fils?
MARFA. - Oui.
IVAN . - Il est courrier du czar?
MARFA. - Oui.
IVAN . - Où est-il?
MARFA. - A Moscou.
IVAN . - Tu es sans nouvelles de lui?
MARFA. - Sans nouvelles.
IVAN . - Depuis combien de temps?
MARFA . - Depuis deux mois.
IVAN. - Quel est donc ce jeune homme que tu appelais ton fils, il y a quelques instants, ici même.
MARFA. - Un jeune Sibérien que j'ai pris pour lui . C'est le dixième en qui je crois retrouver mon fils depuis que la ville est pleine d'étrangers! Je crois le voir partout!
IVAN . - Ainsi ce jeune homme n'était pas Michel Strogoff?
MARFA. - Ce n'était pas Michel Strogoff.
IVAN, le doigt menaçant. - Sais-tu, vieille femme, que je puis te faire torturer jusqu'à ce que tu avoues la vérité.
MARFA, d'une voix ferme. - J'ai dit la vérité, et la torture ne me fera rien changer à mes paroles.
IVAN . - Ce Sibérien n'était pas Michel Strogoff?
MARFA. - Non! Ce n'était pas lui!... Croyez-vous que pour rien au monde je renierais un fils comme celui que Dieu m'a donné?
IVAN, à ses soldats. -Emmenez-la! A part, pendant que les soldats entraînent la pauvre femme. - Quand le moment sera venu, je saurai bien la faire parier, cette vieille sorcière.

 

LÉA . - Le traître Ivan Ogareff fait comparaître Marfa devant l’émir Féofar-Khan, le chef des Tartares .
ANY . - Mais Marfa a deviné que son fils est chargé d’une importante mission . Elle refuse toujours de parler .
BOB . - Alors elle sera punie . Elle subira le supplice du knout .
ANY . - Un terrible supplice . Le knout, c’est un grand fouet dont les lanières de cuir sont terminées par des crochets .
LÉA . - Une foule se rassemble pour assister à ce spectacle.



Scène 3. - MARFA STROGOFF, IVAN OGAREFF et ses
soldats, puis
MICHEL STROGOFF

Ivan, à ses soldats . - Saisissez cette femme, qu’elle soit frappée du knout jusqu’à ce qu’elle en meure . (Marfa est saisie par deux soldats et jetée sur le sol . Un soldat portant le knout se place derrière elle.) Elle ne veut pas parler, mais il parlera lui, qui se cache dans cette foule. (son geste vers les coulisses évoque la foule) .Au soldat armé du fouet : Frappe !

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Frappe!...

 

STROGOFF, jaillissant des coulisses et bondissant vers le fouet . - Non ! ( Il arrache le fouet des mains du soldat et frappe Ogareff au visage. ) Coup pour coup, Ogareff !
MARFA . - Qu’as-tu fait, malheureux !
IVAN . - L’homme du relais ! Michel Strogoff !
STROGOFF . - Moi-même ! Oui, moi, que tu as insulté, outragé ! moi, dont tu veux assassiner la mère !
LES SOLDATS , et la foule (en coulisse) . - A mort ! A mort !
IVAN . - Ne tuez pas cet homme ! Qu’on prévienne l’émir Féofar-Khan !
MARFA . - Mon fils !... Ah! pourquoi t’es-tu trahi!
STROGOFF . - J’ai pu me contenir quand ce traître m’a frappé!... Mais le knout levé sur toi, ma mère !... oh! c’était impossible !
IVAN . - Éloignez donc cette femme !... et qu’on le fouille !
(Les soldats exécutent ces ordres.)
STROGOFF, résistant . - Me fouiller ! Lâche ! misérable !
IVAN, lui prend la lettre qu’il portait sur sa poitrine et la lit . - Oh! il était temps!... Cette lettre perdait tout !... Maintenant le Grand-Duc est à moi !
(Il sort, précédant les soldats qui emmènent Marfa et Michel Strogoff.)

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"Michel Strogoff était aveugle..."

BOB . - Pour Féofar-Khan, Michel Strogoff est un espion .
LÉA . - L'émir le condamne à être aveuglé par une lame ardente...
ANY . - La lame d'un sabre chauffée à blanc et passée devant ses yeux.
BOB . - Nadia, prisonnière des Tartares, assiste à l'exécution de cette sentence barbare .
LÉA . - La vieille Marfa aussi .
ANY. - Lorsque son fils devient aveugle, elle tombe inanimée sur le sol .



Scène 4 - MARFA STROGOFF, MICHEL STROGOFF, NADIA


( Marfa entre en titubant et tombe au milieu de la scène . )

STROGOFF . - Ma mère ! Ma mère !... Ma pauvre mère !... ( Les mains liées derrière le dos, les yeux clos, cernés de noir, il avance en tâtonnant et se penche sur sa mère pour lui parler à l’oreille.)
NADIA, bras tendus.- Michel!... mon frère !...
STROGOFF, reconnaissant la voix. - Nadia!... Nadia!...
NADIA, coupant les liens qui paralysent ses mains - Viens! frère. Mes yeux seront tes yeux désormais, et c'est moi qui te conduirai à Irkoutsk.
STROGOFF. - Nadia, ,je ne veux pas être un obstacle à ton voyage. Ton père t'attend là-bas...
NADIA. - Michel, tu as plus besoin de moi que mon père. Aurais-tu renoncé à aller à Irkoutsk?
STROGOFF. - Jamais! Par le Dieu vivant, il faut que j’y arrive avant ce traître d'Ogareff !
NADIA. - Et tu veux qu’on se sépare...
STROGOFF. - Nadia, les misérables m'ont tout pris...
NADIA. - Il me reste quelques roubles, et mes yeux! Je peux y voir pour toi, Michel, et te conduire là où tu ne peux aller seul.
STROGOFF . - Et comment irons-nous ?
NADIA . - A pied .
STROGOFF . - Et comment vivrons-nous ?
NADIA . - En mendiant .
( Marfa semble se ranimer . Son fils et Nadia se penchent pour un dernier baiser...)
STROGOFF . - Partons, Nadia .
NADIA . - Viens Michel .

ANY . - Michel Strogoff et Nadia parviennent à s’enfuir, mais ils doivent faire face à d’innombrables dangers.
BOB . - Bombardement...
LÉA . - Noyade...
ANY . - Repris par les Tartares, ils s’échappent à nouveau .
BOB . - Rivière encombrée de glaçons...
LÉA . - Loups affamés .
ANY . - Malgré tout, ils arrivent  à Irkoutsk, mais le traître Ivan Ogareff les a devancés .



Scène 5 - IVAN OGAREFF, MICHEL STROGOFF, NADIA,
un officier .

L’OFFICIER, à Strogoff et Nadia . - Attendez ici !... Je vais aller prévenir Son Altesse le Grand-Duc de votre arrivée .
STROGOFF . - J’attends... Mais hâtez-vous (L’officier sort. )
NADIA, découvrant Ogareff au fond, à la fenêtre . - Ivan Ogareff !
IVAN, à part . - Michel Strogoff . Comment aveugle a-t-il pu arriver jusqu’ici ?
STROGOFF . - Il n’y a pas un instant à perdre !...
IVAN . - Oh! non, pas un instant . (Appuyant sa main sur l’épaule de Strogoff.) Michel Strogoff, reconnais-tu ma voix ?
STROGOFF . - Oui, c’est la voix d’un traître!... C’est la voix d’Ivan Ogareff
IVAN . - Ogareff, auquel tu n’échapperas pas, cette fois!...
( Il dégaine son poignard. )
NADIA . - Ah! prends garde, frère !... Le traître est armé !... Il voit clair, lui!...
IVAN . - Ah! tu te réjouis, n’est-ce pas? d’avoir pu arriver à temps pour accomplir ta mission et sauver à la fois Irkoutsk et le Grand-Duc ?
STROGOFF . - Peut-être !
IVAN . - Tu espères encore!... mais sache donc que nous sommes seuls ici ! Avant que nul ne vienne, mon poignard, fouillant dans ta poitrine, t’en arrachera le cœur .
STROGOFF, froidement . - Essaye .
IVAN . - Tu oses me braver... quand je te tiens seul et sans défense !... quand je n’ai qu’à choisir la place pour te frapper ! Ah! comme je vais bien te tuer !
STROGOFF . - J’attends !
( Ivan s’approche de Strogoff, mais le coup est détourné, et Strogoff lui arrache son poignard..)
STROGOFF. - Eh bien, j’attends toujours .
IVAN . - Est-ce un rêve!... Un miracle n’a pu se faire pour ce misérable !...
STROGOFF, s’avançant vers lui et lui prenant le bras . - Alors, pourquoi trembles-tu ?
IVAN, voulant se dégager . - Non!... C’est impossible !...
STROGOFF . - Ivan Ogareff, ton heure suprême est arrivée!...
IVAN . - Miséricorde! Il voit ! il voit ! il voit !
NADIA . - Il voit !... Dieu secourable, est-ce possible !
STROGOFF. - Oui, je vois sur ton visage de traître la pâleur et l’épouvante ! Je vois la trace du knout, le stigmate de honte dont j’ai marqué ton front ! Je vois la place où je vais te frapper, misérable ! Ah! comme je vais bien te tuer !
IVAN, se redressant .- Soit ! mais tu me frapperas debout ! Je mourrai du moins en soldat !
STROGOFF . - En soldat, toi?... Non . Tu vas mourir comme doit mourir un traître, à genoux ! Allons, à genoux ! pour expier l’outrage que tu m’as infligé, à genoux ! pour avoir fait honteusement knouter ma mère, à genoux ! pour avoir trahi ta patrie.... A genoux ! misérable, à genoux !
(Ivan cherche à s’emparer du poignard pour en frapper Strogoff, et parvient à le lui prendre . Mais Srogoff lui saisit la main et la dirige de telle sorte qu’Ivan se frappe et tombe.)
NADIA .- Michel !... (Elle se jette dans ses bras.)

 

LÉA . - C'est alors que le Grand-Duc, suivi de sa garde, intervient.
ANY . - Ivan Ogareff s'était fait passer pour Michel Strgoff .

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Le Grand-Duc suivi de sa garde...

 

BOB . - Le vrai Michel Strogoff s'explique. Et grâce à lui...
LÉA . - Les Tartares, privés de l'aide du traître, seront battus.

ANY . - Il reste une question à éclaircir : pourquoi Michel Strogoff n'est-il pas aveugle?
BOB . - Eh bien, je vais vous le dire...  C’est parce qu’au moment de son supplice, alors qu’il regardait sa mère, des larmes ont mouillé ses yeux . Et ces larmes, en se volatilisant, lui ont sauvé la vue .
LÉA . - Ainsi finit l’aventure ?...
ANY . - Pas tout à fait... Michel Strogoff et Nadia Fédor ne voulurent plus se séparer . Ils se marièrent ...
BOB , lisant . - “ Michel Strogoff arriva, par la suite, à une haute situation dans l’empire . Mais ce n’est pas l’histoire de ses succès, c’est l’histoire de ses épreuves qui méritait d’être racontée .”
(Levant les yeux .) Là, ce sont vraiment les dernières lignes du roman .

Les Mousquetaires de Dumas


Alexandre  Dumas

LA  JEUNESSE
DES
MOUSQUETAIRES


THÉÂTRE
MOUSQ75II.jpg
Adaptation
pour lire et pour jouer...
* * * * *

AVANT - PROPOS

POUR LIRE ET POUR JOUER...

VOICI D'ABORD UN RÉCIT ILLUSTRÉ
ET
LE CHOIX ENTRE TROIS PIÈCES :

- UNE COURTE
- UNE MOINS COURTE
- UNE PLUS LONGUE
Voyons, voyons...
* * * * *

CE QU'IL FAUT SAVOIR



LE ROMAN D'ALEXANDRE DUMAS

LES TROIS MOUSQUETAIRES

DATE DE 1844 .

* * *


 

LA JEUNESSE DES

MOUSQUETAIRES

 

EST UNE ADAPTATION THÉÂTRALE DE CE ROMAN .

 

( Drame en cinq actes, en douze tableaux, avec prologue et épilogue.
Première à Paris, au "Théâtre-Historique", le le 17 février 1849.)

* * *


Alexandre Dumas était dans son temps aussi célèbre
comme dramature que comme romancier.

 

 

Vous trouverez ici :

1 - L'HISTOIRE EN IMAGES

Ces quelques pages présentent l'essentiel de ce que l'auteur a gardé du roman pour composer sa pièce .

(Illustrations de J.A. Beaucé et F. Philippoteaux, empruntées à la remarquable édition des Trois Mousquetaires, en  1852, chez Marescq et Cie, Libraires,Paris.)


2 - LE QUATRIÈME MOUSQUETAIRE

Adaptation brève du début de la pièce, pour un spectacle d'un quart d'heure environ (plus ou moins selon la mise en scène).


3 - LES DIAMANTS DE LA REINE

Version courte de l'adaptation de la pièce, qui donne une suite à l'extrait précédent, pour un spectacle d'une quarantaine de minutes  .


4 - LA JEUNESSE DES MOUSQUETAIRES

Version longue, avec prologue et épilogue, mais adaptation toujours  (nous resterons très loin des spectacles montés par Dumas, qui duraient parfois six ou sept heures .)

 

* * * * *

L'HISTOIRE

EN IMAGES

1


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D'Artagnan, gentilhomme de Gascogne, fort jeune et très pauvre, se rend à Paris pour y devenir mousquetaire.



2

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Ce jeune Gascon ne supporte pas la moindre raillerie.
A la porte d'une auberge, croyant qu'un gentilhomme, M. de Rochefort, se moque de son cheval, il le provoque.
Mais le duel n'aura pas lieu car les aubergistes vont intervenir .



3

M. de Tréville


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A Paris, il rencontre M. de Tréville, capitaine des mousquetaires du roi.
Cet ancien compagnon de guerre de son père explique au jeune Gascon qu'il faut avoir fait ses preuves avant de devenir mousquetaire.

- C'est à dire, Monsieur, répond d'Artagnan, que vous attendez que je m'en sois rendu digne . Eh bien, soyez tranquille, vous n'attendrez pas longtemps .


4

ATHOS

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En sortant du cabinet de M. de Tréville, dans l'escalier, d'Artagnan bouscule le noble Athos, qui a été blessé à l'épaule la veille.
Échange de mots piquants, brève querelle...
On se battra en duel .
Rendez-vous est pris.

5

PORTHOS

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D'artagnan arrive à la porte de la rue, et, en la franchissant, s'empêtre dans le manteau de cette force de la nature qu'est Porthos .
Les excuses moqueuses du jeune homme ne satisfont pas le bon géant.
On se défie, on tombe d'accord pour croiser le fer .
Rendez-vous est pris.


6

ARAMIS

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Dans la rue, d'Artagnan se prend de querelle avec un troisième mousquetaire, Aramis.
Les propos s'enveniment.
- Dégainez, s'il vous plaît, et à l'instant même, dit d'Artagnan.
- Non pas, s'il vous plaît, mon bel ami; non, pas ici du moins.
Rendez-vous est pris.

(Chaque mousquetaire est accompagné de son valet.)


7

Gardes contre mousquetaires

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D'Artagnan et les trois mousquetaires qu'il a provoqués se retrouvent sur le pré d'un couvent .
Mais les gardes de Richelieu interviennent . Ils sont chargés de faire respecter les édits interdisant les duels.
Les mousquetaires refusant d'obéir, les gardes vont les attaquer .

D'Artagnan choisit alors son camp, celui des mousquetaires, et avec eux inflige aux gardes une sévère défaite.
Ci-dessus, d'Artagnan a désarmé son adversaire . Mais il va lui rendre son épée et relancer le combat.


8

Le lendemain au jeu de paume
(jeu de balle)

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Bernajoux, une de meilleures lames du royaume, déclare en frisant sa moustache que le jeune d'Artagnan a peur de la balle .

Défi. Duel.
Et deux beaux coups d'épée dans le corps de Bernajoux, l'un des plus célèbres gardes du cardinal.


9

M. de Tréville reçoit les quatre amis

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Il est content de leurs succès .
Il félicite surtout d'Artagnan, qui est considéré comme le héros de ces deux dernières journées.

Puis il annonce aux quatre compagnons que le roi souhaite les rencontrer .

 

10

Sa Majesté le roi Louis Treizième

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Le roi fait semblant de les gronder parce qu'ils n'ont pas respecté l'édit interdisant les duels.

En vérité, il se réjouit des échecs des gardes de Richelieu .

Il est très content de ses hommes et le prouve . Il donne à chacun quarante pistoles et fait de d'Artagnan un apprenti mousquetaire .

11

Planchet

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Chaque mousquetaire a son valet .
Celui que recrute d'Artagnan se nomme Planchet .
D'Artagnan mène Planchet à la baguette .
Néanmoins Planchet aime bien son maître et lui est très dévoué.

12

M. de Rochefort

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On se souvient que d'Artagnan l'a croisé en venant à Paris.
Rochefort travaille pour le compte de Richelieu .
Aujourd'hui, ce "seigneur de haute mine" complote contre la reine, avec la complicité de Milady.

13

Milady

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Cette mystérieuse grande dame a préparé avec M. de Rochefort plusieurs enlèvements.
D'abord celui d'une servante de la reine : Mme Bonacieux .

Leur but est de faire tomber dans un piège un duc anglais très célèbre, et cher au cœur de la reine de France : le duc de Buckingham.

 

14

Ketty

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Ketty est la soubrette de Milady .
C'est elle qui porte à leurs destinataires les lettres de sa maîtresse.

Cette jolie jeune fille, pleine de fraîcheur, ne restera pas insensible au charme du bouillant d'Artagnan.

15

M.Bonacieux

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Le mari de Mme Bonacieux est un riche épicier-mercier .
Il loue à d'Artagnan un appartement situé juste au-dessus de chez lui.
Sa femme travaille à la cour .
Elle est au service de la reine de France, Anne d'Autriche, l'épouse du roi Louis XIII .

16

Mme. Bonacieux

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On se souvient qu'elle a été enlevée . Ici, elle échappe à ses ravisseurs.
Puis elle est reprise . Et finalement délivrée par
d'Artagnan, le locataire de son mari .

Cette dame, d'Artagnan et son valet Planchet se croient à l'abri dans la boutique du mercier. Mais un inconnu s'introduit dans la demeure...

17

Duel évité

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L'inconnu provoque d'Artagnan . Ils vont se battre lorsque Madame Bonacieux s'interpose car elle a reconnu l'intrus .

C'est le duc de Buckingham .

(Dans le roman, la scène a lieu à l'extérieur, avec le Pont-Neuf en arrière-plan.)

18

Buckingham

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Il demande à Mme Bonacieux de le conduire auprès de la reine.

Selon Alexandre Dumas, Anne d'Autriche, l'épouse du roi de France Louis XIII, aime en secret, sans même oser se l'avouer, le duc de Buckingham, premier ministre du roi d'Angleterre.

19

Anne

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Quand elle apprend que Buckingham est en France, attiré par une fausse lettre qu'elle lui aurait envoyée, Anne d'Autriche est bouleversée .
Elle l'est plus encore quand elle sait qu'il est dans le palais du Louvre .

20

La rencontre

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Au Louvre, la vie de Buckingham est en danger . Pour qu'il s'en aille vite, la reine accepte de le recevoir, et elle lui donne l'un de ses bijoux, composé de ferrets.
Le duc serre contre son cœur le coffret contenant les précieux diamants.
Elle lui tend une main qu'il baise avec transport .
Sa camériste la soutient et l'aide à contenir son émotion.

21

Richelieu

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Il est cardinal et premier ministre de Louis XIII .

Dans l'œuvre de Dumas, ce grand homme d'Église et d'État aime en secret la reine.
Le duc de Buckingham l'ayant emporté dans le cœur d'Anne d'Autriche, Richelieu use de tous ses pouvoirs pour nuire à l'un et à l'autre.

22

Habile manœuvre

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Ayant appris par ses espions que la reine a donné au duc anglais un bijou que le roi lui avait offert, Richelieu saisit cette occasion de la discréditer .

- Sire, insiste-t-il à plusieurs reprises, n'oubliez pas de dire à Sa Majesté la Reine que vous désirez voir comment lui vont ses ferrets de diamants.

(On notera sur cette image que Richelieu ne porte pas toujours les vêtements pourpres du cardinal.)

23

La nuit tous les chats sont gris

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Ketty, la soubrette de Milady, aime d'Artagnan.
Elle est naïve . Elle ne sait rien lui refuser.
Aussi ne s'oppose-t-elle pas à ce qu'il s'introduise dans la chambre de sa maîtresse.

Entré dans cette pièce, qui est plongée dans l'obscurité, d'Artagnan se fait passer pour M. de Varbes, l'amant de Milady.

 

24

La fleur de lis

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D'Artagnan rejoint Milady dans son lit.
Mais Ketty, restée seule, regrette de l'avoir laissé passer. Et, cédant à un accès de jalousie, elle entre dans la chambre, une lumière à la main .

D'Artagnan reconnaît alors sur l'épaule de Milady "la fleur de lis", une marque faite au fer rouge par un bourreau .

Furieuse, Milady va chasser d'Artagnan . Elle ne songera plus désormais qu'à se venger de lui.

25

La bague

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Croyant que d'Artagnan était M. de Vardes, Milady lui a glissé une bague au doigt .
Or, cette bague, Athos la reconnaît .
C'est celle qu'il lui a donnée le jour de leur mariage.
Ainsi la mystérieuse Milady serait cette odieuse femme dont il s'était séparé quand il avait découvert qu'elle portait à l'épaule la marque des criminels.

26

Une mission de confiance

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D'Artagnan n'est pas au bout de ses surprises.

Il reçoit la visite de Mme Bonacieux qui lui demande, au nom de la reine, de porter une lettre à Buckingham, à Londres.

Séducteur impénitent, le jeune homme en profite pour faire un brin de cour à Mme Bonacieux .

Il lui dit qu'il l'aime et compte sur sa reconnaissance quand il reviendra .


27
Direction Londres

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Accompagné de ses trois amis et de leurs valets, d'Artagnan part pour Londres.
Mais la petite troupe va fondre rapidement .
Porthos, Aramis et Athos tombent dans des embuscades qui les empêchent de poursuivre le voyage.


28
Rien ne l'arrête

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Seul d'Artagnan, suivi de son fidèle Planchet, réussit à arriver à Calais, où il embarque pour l'Angleterre.

29
Un rendez-vous

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Revenons en France... Ce cavalier que Rochefort accueille à la porte de l'auberge du Colombier-Rouge, c'est le cardinal de Richelieu .

Le Cardinal a rendez-vous avec Milady, qu'il veut charger d'une terrible mission...

Il doit rencontrer l'inquiétante femme au premier étage de la maison.

30
Le tuyau de poêle

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Mais, toujours désireux de servir d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis surveillent les faits et gestes de Milady .
C'est pourquoi on les retrouve au rez-de-chaussée de l'auberge du Colombier-Rouge .

Là, par un tuyau de poêle qui traverse le plafond, ils entendent tout ce qui se dit à l'étage .

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La mission

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Richelieu charge Milady d'aller à Londres pour persuader Buckingham de renoncer à faire la guerre à la France.
S'il refuse de l'entendre, elle devra le faire assassiner par un fanatique, un certain Felton.

Pour réussir sa mission, l'abominable intrigante demande au Cardinal un ordre écrit prouvant qu'elle agit en son nom.
Elle désire aussi qu'il l'aide à se venger de ses deux ennemis : Mme Bonacieux et d'Artagnan .

32

"Le démon sur la terre"

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Le démon sur la terre : ce sont les mots que le noble Athos emploie pour désigner Milady, son ex-épouse .

Après le départ du Cardinal, il monte à l'étage pour la retrouver .
Il lui adresse les pires menaces pour la dissuader de se venger de d'Artagnan.

Et il exige qu'elle lui remette l'ordre écrit de Richelieu lui donnant les pleins pouvoirs.

 

33

A La Rochelle

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La Rochelle est une place de sûreté qui a été accordée aux protestants . Mais comme ceux-ci pactisent avec les Anglais, le roi a décidé d'assiéger la ville.
Avant le départ, il passe en revue ses mousquetaires .

Ce siège de La Rochelle est "une des grandes entreprises militaires du Cardinal" .

34

Le cardinal botté

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Richelieu participe activement à la mise en œuvre du siège.

Les assiégés comptent sur l'aide des Anglais  Ils attendent l'intervention du duc de Buckingham .
Mais, on l'a vu, Milady a été envoyée en mission pour lui barrer la route .

L'image ci-dessus permet de comprendre pourquoi Richelieu a été surnommé parfois "le cardinal botté".


35


Felton

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Milady est en Angleterre .
Ici, Felton raconte à Milady que Buckingham lui a tout enlevé, fortune, avenir, honneur, en le chassant de la marine royale.

L'intrigante lui répond que le duc est aussi son ennemi.

Avec habileté, elle parvient à exacerber le désir de vengeance du jeune officier . Elle fait tout ce qu'il faut pour le pousser au crime .

 

36
Coup de poignard mortel

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Felton rencontre Buckingham et lui reproche d'avoir été trop sévère avec lui . Il l'accuse aussi d'entreprendre une guerre impie .
Le duc veut le chasser . Felton le poignarde .

Alerté, d'Artagnan, qui a déjà rencontré Buckingham, accourt...

37
Un mousquetaire au grand galop

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Buckingham mourant remet à d'Artagnan les précieux ferrets qu'il est venu chercher .
Il n'y a pas de temps à perdre !
Au retour, le jeune mousquetaire "crève autant de chevaux" qu'à l'aller .

Mais grâce à sa diligence, la reine peut porter les fameux diamants au bal que les échevins donnent au roi .
La confusion du Cardinal est grande .

38
A Béthune

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Voici la supérieure du couvent des Carmélites, à Béthune .
La reine a envoyé Mme Bonacieux dans ce couvent pour qu'elle s'y cache.
Mais dans ce même couvent, Milady s'est arrêtée, à son retour d'Angleterre, pour y attendre les ordres du Cardinal.

A force de mensonges, la méchante femme gagne la confiance de Mme Bonacieux.

 

39
La haine au cœur

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Milady reçoit Mme Bonacieux dans sa chambre .
Elle la laisse parler pour mieux la tromper ensuite.

Bientôt, elle va lui offrir son aide, alors qu'elle ne pense qu'à se venger de cette amie de d'Artagnan qui a fait échouer son projet d'enlèvement de Buckingham .

40
Rochefort à Béthune

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Ce cavalier qui sonne à la porte du couvent, c'et le comte de Rochefort.
Il vient voir Milady .
Le cardinal l'a envoyé vers elle pour qu'elle lui raconte ce qui s'est exactement passé en Angleterre .

Richelieu veut ausi savoir où il pourra la trouver s'il a de nouveau besoin d'elle.

41
L'approche des mousquetaires

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Avant d'arriver à Béthune, Rochefort a aperçu dans une auberge d'Artagnan et ses trois fidèles amis.
Les complices du cardinal pensent que les mousquetaires vont venir au couvent pour y chercher madame Bonacieux .
Mais Milady ne les laissera pas faire . Elle va s'enfuir avec la jeune femme, son ennemie, dont elle a gagné la confiance .


42
Milady veut s'enfuir

 

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On entend le galop de plusieurs chevaux dans la rue .
- Venez-donc, mais venez-donc ! dit Milady à Mme Bonacieux.
Mais celle-ci lui résiste .

Voyant qu'elle n'en viendra pas à bout, Milady verse le contenu du chaton de sa bague dans un verre d'eau et demande à Mme Bonacieux de le boire pour se donner des forces.

43
Mort de Mme Bonacieux

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Les mousquetaires font irruption dans la pièce .
Mme Bonacieux a le temps d'échanger quelques mots avec celui qu'elle aime, d'Artagnan, mais bientôt elle se sent mal, et meurt empoisonnée .
Les mousquetaires comprennent que Milady s'est rendue coupable d'un nouveau crime.
Ils vont la rechercher, la juger, et la punir .

44
L'homme masqué

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Les mousquetaires se lancent à la poursuite de Milady .
Mais Athos quitte un instant ses amis .
- Il nous manque un compagnon de route, et je vais le chercher, leur dit-il .

Quand il revient vers eux, il est accompagné d'un mystérieux cavalier, masqué, et enveloppé d'un grand manteau rouge .

45
L'arrestation de Milady

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Milady s'est réfugiée dans une cabane près de la rivière de Lys .
Avec l'aide de leurs valets, les mousquetaires l'ont bientôt dépistée .
Porthos se présente à la porte, le pistolet au poing .

Athos enfonce la fenêtre pour entrer .
- Abaissez votre pistolet, Porthos, dit-il; que cette femme soit jugée, et non assassinée.

46
L'homme masqué

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Les mousquetaires vont juger Milady selon ses crimes .
L'home masqué atteste qu'elle était flétrie déjà lorsqu'elle avait épousé Athos ...
- Mais quel est cet homme ? s'écrie Milady .

Cet homme, c'est un bourreau .

47
Le bourreau

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Il se défait de son masque . Milady le reconnaît . C'est lui qui a imprimé une fleur de lys sur son épaule gauche.
Ce bourreau sait tout de ses premiers forfaits . Il est le frère d'un homme qui s'est tué pour elle...
Milady se sent perdue .

Athos demande :
- Chevalier d'Artagnan, quelle est la peine que vous réclamez contre cette femme ?

 

48
Ce sera là...

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- La peine de mort, dit d'Artagnan

Porthos et Aramis prononcent la même sentence . Alors Athos montre du doigt à Milady le lieu de son supplice .

Au moment où celui qui est apparu masqué, l'homme au grand manteau rouge, s'approche pour l'entraîner, la condamnée s'écrie :
- Assassins ! Assassins !
- Le bourreau peut tuer, sans être pour cela un assassin, madame, répond l'homme; c'est le dernier juge, voilà tout .

 

49

L'exécution

 

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Pour qu'elle meure en paix, ceux qui l'ont jugée lui pardonnent le mal qu'elle leur a fait.

Peu après, le bourreau lève lentement ses deux bras, un rayon de lune se reflète sur la lame de sa large épée, les deux bras retombent...

"Un cri coupé par le milieu", venu des coulisses, évoque au théâtre cette fin tragique .

 

* * * * *

Place au théâtre !

Les récitants

Any     Bob     Léa

 

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LE QUATRIEME MOUSQUETAIRE

Acte 1

ANY : Pour le premier tableau de l'acte un, nous
sommes a Paris.

BOB : A Paris, mais loin du centre de la ville, dans un
pré aride, au pied des murs sans fenêtres du convent
des Carmes déchaux.

Un accessoiriste installe une pancarte :

Pré du convent
des Carmes déchaux.

Les récitants s'écartent.

D'Artagnan entre en scène, salue et se campe fièrement près des récitants, côté jardin.

ANY : Ce jeune homme est Gascon. II se nomme
cl'Artagnan. II vient d'arriver a Paris, ou il a rencontré
M. de Tréville, Ie capitaine des mousquetaires du roi. II
souhaite devenir mousquetaire...


BOB
: Hélas!... sa carrière risque d'être de courte
durée, car il a imprudemment contrarié trois valeureux
mousquetaires que voici...

Ils entrent et prennent place côté cour  (à la droite des spectaturs).

LEA : M. Athos qui, bien que blessé, tirera I'épée
contre d'Artagnan à midl.
(Athos salue, en grimaçant et en portant
la main a l'épaule dont il souffre.)

ANY : M. Porthos, qui se battra a une heure. (Porthos
salue.)

BOB : M. Aramis, à deux heures... (Aramis salue.)

LEA : Porthos et Aramis arrivent en avance pour
servir de seconds à Athos .

 

Deuxième tableau, Scène II
ATHOS, PORTHOS, ARAMIS, D'ARTAGNAN

 

D'ARTAGNAN
Un moment, messieurs; à présent que vous êtes

réunis, permettez-moi de vous faire mes excuses...

TOUS, moqueurs,croyant qu'il a peur.
Oh!oh!

D'ARTAGNAN
Vous ne me comprenez pas... je m'excuse d'une seule
chose, c'est de ne pouvoir vous payer ma dette a tous
trois . En effet, M. Athos a le droit de me tuer lepremier; ce qui ote beaucoup de valeur à votre créance,
monsieur Porthos, et rend la votre a peu près nulle,
monsieur Aramis . Voila de quoi je m'excusais, rien que
de cela . Maintenant, messieurs, quand vous voudrez !...

ATHOS
A la bonne heure!

D'ARTAGNAN
J'y crèverai !... mais, les cent mousquetaires y
fussent-ils ensemble, je ne romprai pas d'une semelle.

(Ils dégainent.)

ATHOS
Vous avez pris la mauvaise place; vous avez Ie soleil
dans les yeux.

D'ARTAGNAN
Bah! je Ie connais... Je suis du Midi.

Ils engagent le fer.
Après quelques passes d'armes, les récitants reprennent la parole.


ANY : Attention, messieurs, attention! Un édit royal interdit les duels!

Les duellistes s'immobilisent.

LEA : Or, voici venir les gardes du cardinal de Richelieu, chargés de faire respecter la loi.

BOB : Les gardes et les mousquetaires ne s'aiment guère... Ils sont rivaux... (Les mousquetaires se regroupent côté Jardin, à la gauche des spectateurs. Les gardes entrent et prennent place côté cour.) On peut même dire que les gardes sont les ennemis traditionnels des mousquetaires.

ANY : Voici Jussac, le chef des gardes, (il salue), Biscarat (il salue), Cahusac (il salue), un autre garde... (il salue) .

LEA: Et M. de Winter (Il salue).


Scène III

Les mêmes, JUSSAC, BISCARAT, DE WINTER,
CAHUSAC, GARDES

 

JUSSAC
Oh! oh! mousquetaires! on se bat donc par ici? Et les
édits, qu'en faisons-nous ?...

ATHOS
Jussac !...

PORTHOS
Les gens du cardinal !...

ARAMIS
L'épée au fourreau!...

JUSSAC
II est trop tard !

ATHOS
Eh! messieurs, de quoi vous mêlez-vous?... Si nous
vous voyions vous battre, vous tuer, je vous réponds
que nous ne vous en empêcherions pas...

JUSSAC
Encore des provocations!... Nous sommes en service,
messieurs, rengainez, mille diables! et suivez-nous!...

ARAMIS
Impossible d'obéir a votre gracieuse invitation... M.
de Tréville nous l'a défendu...

JUSSAC
C'est comme cela?...

ATHOS
Mais oui! c'est comme cela...

JUSSAC
Eh bien, si vous n'obéissez pas...

ATHOS
Quoi ?

JUSSAC
Vous allez voir! (A ses hommes.) Attention, vous autres! (A
M. de Winter.)
Monsieur de Winter, vous n'êtes pas à M. le
cardinal, vous... vous êtes Anglais. Si vous voulez vous
abstenir...

DE WINTER
Non, messieurs, je ne suis pas à M. le cardinal; mais
ma soeur, lady de Winter, est des amies de Son
Éminence... Je suis Anglais, c'est vrai, mais raison de
plus pour que je montre à des Francais qu'on se bat bien
en Angleterre comme en France, et, comme ma prome-
nade m'a conduit ici, ce que vous y ferez, je le ferai.

ATHOS, à ses amis.
Ils sont cinq, nous sommes trois, nous serons battus
et il nous faudra mourir ici. ça, je vous déclare que je
ne reparais pas vaincu devant le capitaine...

PORTHOS
Ni moi !..,

ARAMIS
Ni moi !...

D'ARTAGNAN, dans un coin
Voici Ie moment de prendre son parti; si je ne me
trompe, c'est là un de ces événements qui décident de
la vie d'un homme... II s'agit de choisir entre le roi et le
cardinal... C'est un triste ami que le roi, c'est un rude
ennemi que le cardinal... Ah! bah! j'ai Ie coeur mousque-
taire... tant pis !... Pardon, messieurs...

ATHOS
Quoi ?...

D'ARTAGNAN
Vous venez de vous tromper, tout à l'heure, en disant
que vous n'étiez que trois...

ARAMIS
Mais non...

PORTHOS
Nous sommes trois...

JUSSAC
Diantre! est-ce qu'ils prennent du renfort? Allons,
vous autres ! L'épée à la main sur une ligne... Vous, beau
Gascon, déguerpissez !... Nous vous donnons la clef des
champs... Sauvez votre peau !

BISCARAT
Vous ferez sagement, car il va pleuvoir des coups
d'épée..

D'ARTAGNAN
Eh bien, il en pleuvra pour tout le monde : je reste...

ATHOS
Vous vous mettez avec nous contre eux ?... vous,
notre ennemi ? C'est beau ?... mais...

D'ARTAGNAN
Oui... je vois, vous vous demandez si je vaux mon
homme. Essayez, essayez toujours; j'en ferai bien assez
pour me faire tuer proprement.


ATHOS
Allons, vous êtes un joli garcon... Comment vous
appelle-t-on ?

D'ARTAGNAN
D'Artagnan .

ATHOS
Eh bien, Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan, en
avant !


JUSSAC
Ah! c'est cela que vous décidez? Eh bien, nous autres,
en avant, en avant !

TOUS
En avant!

 

(Combat général)

 

D'ARTAGNAN, après avoir engagé le fer
avec Jussac, à de Winter,

Si vous voulez, il y a place pour tout Ie monde.

DE WINTER
Non... Je remplacerai le premier qui sera blessé.

PORTHOS, à Cahusac
Est-ce que je n'entends pas sonner midi et demi,
monsieur de Cahusac ?

CAHUSAC
Fanfaron!


PORTHOS
Vous avez la une jolie lame, mon cher!

ARAMIS, à Biscarat.
Biscarat, je vous devais celle-la. (Il le tue.) A un autre.

JUSSAC
C'est un jeu de province que vous avez là.

D'ARTAGNAN
Un jeu de Gascon, oui, monsieur. (ll le blesse.)

ATHOS, à Aramis
II va bien, le d'Artagnan !

ARAMIS
Et vous, Athos ?

ATHOS
Moi... moi... je souffre ! mais je m'échauffe.

D'ARTAGNAN
Attendez-moi un peu.

JUSSAC
II est charmant, lui...

D'ARTAGNAN
N'est-ce pas ?... Allez! (Il renverse Jussac.) C'est une botte
de M. d'Artagnan père... Monsieur de Winter, je suis a
vos ordres.

ATHOS
Laissez-moi celui-la, c'est celui qui m'a blessé hier!

(II désarme un des Gardes.)

PORTHOS, touchant son homme .
Trois à quatre .

 

ATHOS, au Garde qu'il vient de désarmer.
Rendez-vous!

D'ARTAGNAN, à de Winter
Je vous tue

DE WINTER.
Tuez!

D'ARTAGNAN.
Ma foi, non... Vous me faites I'effet d'un brave
Anglais, vous vivrez.

DE WINTER
Merci ! Votre nom, monsieur? votre adresse?

D'ARTAGNAN
Si c'est pour recommencer, je suis là, recommencons
tout de suite.

DE WINTER
Non, monsieur, c'est pour vous remercier - c'est pour
présenter à ma soeur un galant homme à qui je dois la
vie ; ainsi, votre nom, votre adresse ?

D'ARTAGNAN.
M. le chevalier d'Artagnan, rue des Fossoyeurs,

DE WINTER
Monsieur, recevez tous mes compliments. Au revoir.

PORTHOS , à Athos .
Ah! ah! voila une revanche!

D'ARTAGNAN, voyant que les Mousquetaires partent sans lui.
Et moi?

ATHOS
Vous ?... toi? Embrasse-moi, et ne me fais pas mal a
l'épaule.

(Aramis et Porthos embrassent d'Artagnan.)

D'ARTAGNAN
Nous sommes donc amis ?

ATHOS
A la vie ! à la mort !

TOUS
A la vie! à la mort!

ATHOS
Seulement, te voila brouillé avec M. Ie cardinal.

D'ARTAGNAN
Ah? bah! si je suis recu apprenti mousquetaire, M. Ie
cardinal n'est pas mon oncle.

* * *


LEA: Le lendemain, au jeu de paume, Bernajoux, un garde du cardinal, cherche querelle à d'Artagnan en disant qu'il a eu peur d'une balle .
ANY : Il n'en faut pas davantage pour que le jeune Gascon le provoque en duel.
BOB : Un duel dont il sortira vainqueur .
ANY : A la suite de ces événements, Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan sont recus par M. de Tréville.
BOB : Le capitaine des mousquetaires les félicite et leur annonce que le roi souhaite les rencontrer.
LEA : Le roi Louis Xlll les recoit au Louvre . Il fait semblant de les gronder...
ANY : ... parce qu'ils n'ont pas respecté l'édit qui interdit les duels...
BOB : ... mais au fond, il est content d'eux, et comme il les aime bien ...
LEA : ... il leur donne quarante pistoles et fait de d'Artagnan un apprenti mousquetaire.
ANY, BOB, LEA, ensemble : Et c'est ainsi que les trois mousquetaires devinrent quatre.

 

* * * * *

Fin de la pièce en un acte intitulée :

LE QUATRIEME MOUSQUETAIRE

Mais cet acte est aussi le premier acte de la pièce

LES DIAMANTS DE LA REINE

(à suivre, retour au début, colonne de droite)